Philanthropie

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Depuis près de deux cents ans, la Caisse d’Epargne œuvre en faveur de la cohésion sociale et de la lutte contre les exclusions. Créées comme des initiatives philanthropiques visant à lutter contre la pauvreté, les Caisses d’Epargne étaient avant tout destinées à encourager l’épargne populaire et à stimuler l’économie locale. En 2015, l’engagement philanthropique des Caisses d’Epargne se poursuit, avec 20 millions d’euros de mécénat consacrés au soutien de plus de 1 100 projets locaux de solidarité ou culturels.

Un engagement historique

De l’initiative philanthropique au financement de l’économie locale

La première Caisse d’Epargne et de Prévoyance est créée à Paris le 22 mai 1818. Premier organisme de dépôt ouvert à tous, la Caisse d’Epargne est, dans l’esprit de ses créateurs philanthropes, un instrument de prévoyance populaire et d’autonomisation financière. C’est en 1895 que les Caisses d’Epargne peuvent commencer à investir localement dans des projets d’intérêt général. La loi leur impose la constitution d’une « fortune personnelle » dont l’utilisation, contrairement aux fonds collectés de l’épargne populaire, est de leur ressort autonome. Le financement des logements à bon marché débute alors. Une loi, adoptée en 1906, confirme la place grandissante des Caisses d’Epargne dans le financement de l’économie locale : l’achat ou la subvention de jardins ouvriers et de bains-douches sont dorénavant autorisés.

 

Un engagement renforcé au fil des évolutions réglementaires

1950 marque un tournant dans l’histoire des Caisses d’Epargne. La loi Minjoz leur reconnaît en effet un droit d’initiative sur une partie des sommes collectées sur le livret A. Désormais autorisées à les employer en prêts bonifiés aux collectivités et aux organismes publics, les Caisses d’Epargne sont sollicitées par les municipalités pour financer des équipements collectifs. La loi du 25 juin 1999 qui transforme les Caisses d’Epargne en banques coopératives consacre le rôle spécifique qu’elles jouent depuis deux siècles au travers de leurs missions d’intérêt général. Invitées par le législateur à s’inscrire dans la lutte contre toutes les exclusions, elles reçoivent de manière inédite l’obligation de financer, sur les performances de leur activité bancaire, des « projets d’économie sociale et locale » (PELS). Entre 2000 et 2008, 18 858 projets seront ainsi financés pour un montant de 354 millions d’euros.

 

De l’intérêt général à la RSE

La naissance d’un nouveau type d’engagement

La politique d’engagement des Caisses d’Epargne franchit une nouvelle étape en 2009, sous l’effet de la loi de modernisation de l’économie. Si celle-ci réaffirme la spécificité des Caisses d’Epargne comme acteurs de la lutte contre toutes les exclusions, elle supprime en effet l’obligation légale de consacrer une partie de leurs résultats à des projets de solidarité. C’est donc une nouvelle politique, fondée sur un engagement volontaire et développée dans le cadre d’une stratégie globale de responsabilité sociale d’entreprise (RSE), que les Caisses d’Epargne mettent en place.

 

Une volonté philanthropique ambitieuse sur les territoires

Les Caisses d’Epargne inscrivent leur engagement dans une logique de proximité renforcée et de performance économique, sociale et environnementale. En cohérence avec leur identité de banque coopérative, chaque Caisse d’Epargne met en œuvre une politique de philanthropie adaptée à son territoire, et utilise cette philanthropie comme levier de développement pour son territoire. Ces actions ont la particularité d’associer des acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire et des administrateurs, impliqués à différentes étapes du processus, que ce soit au niveau du diagnostic du territoire ou à l’évaluation des projets. Les projets soutenus sont sélectionnés en fonction de leur capacité à produire un résultat social.

 

Une action qui rayonne au-delà des territoires

Outre les actions qu’elles mènent en région, les Caisses d’Epargne soutiennent une fondation reconnue d’utilité publique au niveau national :

La Fondation Belem : le Belem, lors de son retour en France en 1979, a été confié par les Caisses d’Epargne à la fondation du même nom reconnue d’utilité publique en 1980. Celle-ci continue de faire naviguer le trois-mâts, afin qu’il demeure un lieu de conservation et de transmission des savoir-faire et des traditions de la grande marine à voile, au bénéfice du public le plus large possible. Elle a mis en place à cet effet un programme de stages ouverts à tous qui est, par son ampleur, unique dans le monde des grands voiliers.

Enfin, les Caisses d’Epargne se mobilisent pour venir en aide aux victimes de catastrophes naturelles en France ou bien pour des projets d’envergure nationale, qui font écho à leurs valeurs, comme ce fut le cas lors des commémorations du centenaire de la première guerre mondiale. Elles ont créé pour cela un fonds de dotation national.

Infographies

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Pour aller plus loin

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Rapport RSE 2014bt_down

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