Ce qu’il faut d’ESS pour faire face à la crise sanitaire

Ce qu’il faut d’ESS, pour faire face à la crise sanitaire

Dans le rapport Coopér’Actions, Florence Raineix, Directrice Générale de la Fédération nationale des Caisses d’Epargne, revient sur l’engagement de la banque coopérative et la nécessité de développer l’ESS.

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Les circonstances exceptionnelles, les crises, de quelque nature qu’elles soient, sont de puissants révélateurs de la vulnérabilité de nos sociétés et des risques d’obsolescence de nos modes de vie mais ce sont également des accélérateurs de leur évolution et parfois de leur révolution…

Ainsi, tout en favorisant l’accélération du digital, la crise planétaire provoquée par la Covid-19 a aussi remis l’humain au cœur de nos préoccupations, déclenché un mouvement de fond basé sur la solidarité, le collectif, l’engagement, l’adaptation et l’innovation, nous rappelant que c’est au présent que se construit l’avenir et que des réponses immédiates sont parfois nécessaires pour préserver le long terme.

L’économie sociale et solidaire, à laquelle nous appartenons, n’y échappe pas, bien au contraire.

Parfois touchée, toujours engagée dans l’action, elle a, dès le début de la crise, été en première ligne pour répondre à l’urgence sanitaire et sociale, maintenir des services et des accompagnements encore plus essentiels dans un quotidien difficile et soutenir les plus fragilisés d’entre nous. L’ESS a pris et continue à prendre toute sa part dans le mouvement de fond de coopération et de solidarité nationales, révélant toute sa capacité à contribuer en tant qu’acteur d’une économie durable, inclusive et de proximité à l’évolution de notre société.

Banque coopérative régionale, chacune des 15 Caisses d’Epargne s’est naturellement mobilisée pour assurer à ses clients sociétaires l’accès aux services bancaires et l’accompagnement indispensables en ces temps d’incertitude, mais aussi pour soutenir l’économie de sa région. Elles ont toutes fortement contribué au déploiement des prêts garantis par l’État (PGE) mis en place dès mars 2020. Les Caisses d’Epargne ont aussi renforcé leurs actions de solidarité avec plus de 1,5 million d’euros de dons pour soutenir l’engagement des associations et des établissements de santé. En tant que fédération nationale, notre rôle a été de favoriser une réponse rapide à certains besoins essentiels révélés ou induits par la crise.

Ce qu’il faut d’ESS, pour faire face à la crise sanitaire

Cela s’est traduit par l’identification et le relai d’initiatives solidaires régionales. C’est dans cette logique qu’il a été décidé de soutenir nationalement l’association « 1CabasPour1Etudiant », née de la crise sanitaire en février 2021 à Lyon, pour favoriser son développement dans d’autres villes. Toujours pour agir en soutien des jeunes particulièrement déstabilisés par les confinements successifs et fortement touchés par les conséquences économiques de la crise sanitaire, les Caisses d’Epargne ont décidé de soutenir le plan « 1 jeune, 1 solution » du gouvernement et souscrit, avec 35 grandes entreprises françaises, l’engagement de recruter plusieurs milliers d’entre eux.

Enfin, nous avons pu, dans des délais très courts, déployer sur l’ensemble du territoire un microcrédit d’urgence Covid destiné à aider les personnes particulièrement fragilisées par la crise à faire face.

Si, comme je l’ai évoqué, nous avons été nombreux à ensemencer notre société avec de la solidarité, du collectif, de l’engagement, de l’adaptation et de l’innovation, il nous appartient maintenant de veiller à ce que sur le long terme les générations à venir puissent en récolter les fruits.

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