Banque et assurance : les enjeux RSE pour une stratégie de développement durable

Banque et assurance : les enjeux RSE pour une stratégie de développement durable

Quelles sont aujourd’hui les principales attentes des clients en matière de RSE dans le secteur banque et assurance ? Tel est l’objet de l’étude conduite par Kantar auprès de consommateurs de 35 pays et dont les résultats pour la France ont été présentés lors d’un webinaire le 19 octobre.

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C’est la Fédération nationale des Caisses d’Epargne, en la personne de son directeur RSE Cédric Turini, qui apportait son éclairage pour le secteur Banque. Stéphanie Boutin, directrice générale adjointe de la communication et de la RSE de la Matmut, représentait quant à elle le secteur Assurance. Riche d’enseignements, l’étude révèle que les consommateurs attendent beaucoup des entreprises et des marques en matière de développement durable.

Tous secteurs confondus, c’est l’environnement, notamment les causes et les conséquences du réchauffement climatique, qui préoccupe le plus les personnes interrogées, avec des niveaux d’inquiétude disparates d’une génération à l’autre. De plus en plus conscientes des enjeux de développement durable, les banques et assurances sont reconnues comme étant actives dans les domaines sociétal et environnemental, notamment au travers de leurs analyses ESG, « qui permettent d’orienter les investisseurs, gestionnaires de fonds et traders vers des entreprises qui ont des comportements plus vertueux », explique Muriel Goffard, directrice du département « Expertises Brands » chez Kantar France. Quant aux enjeux et attentes prioritaires vis-à-vis du secteur financier, ils sont tous liés à des thématiques sociétales et renvoient à la demande croissante d’équité entre individus et parties prenantes : nécessité de combattre les inégalités, d’être plus inclusifs, de lutter contre l’évasion fiscale, de rendre les services financiers plus accessibles, de soutenir l’entrepreneuriat des femmes ou encore de favoriser l’accès à l’éducation.

Dès lors, comment les entreprises peuvent-elles agir efficacement en faveur du développement durable ? L’étude insiste sur la nécessité d’être en accord avec ses valeurs, sa personnalité et son histoire. « Les actions en matière de RSE doivent être perçues comme authentiques et sincères pour être acceptées par les consommateurs, notamment dans les entreprises dont l’ADN ne comprend pas « à la base » la RSE », explique Muriel Goffard.

Pour Stéphanie Boutin, le modèle mutualiste de la Matmut porte en lui ces valeurs et enjeux sociétaux : « la Matmut se constitue autour de l’engagement et, plus largement, de la justice sociale. Nous sommes dans une démarche d’équité de traitement pour tous. Cet engagement a été réaffirmé de façon très claire dans notre raison d’être ». Pour Cédric Turini, les banques coopératives comme les Caisses d’Epargne ont un rôle à jouer pour apporter des réponses aux attentes des consommateurs, particulièrement les plus jeunes : « nous captons assez bien ces attentes via nos sociétaires et administrateurs, très vigilants sur les questions sociétales. Une banque coopérative régionale, c’est un acteur de développement durable et équilibré sur un territoire. Local, démocratique et redistributif, notre modèle présente de nombreux atouts que nous devons mettre en avant ».